Interview Jacques Vallée

Fabrice Bonvin :
(Ecrivain ufologue suisse, psychologue de formation, traitant particulièrement du rapport entre les Ovnis et l’écologie ainsi que de l’impact psychologique des apparitions sur les témoins).

FB: Comment voyez-vous l'ufologie et l'activité d'ufologue à échéance de 15-20 ans ? Qu'est-ce qui changera fondamentalement ou ne changera pas ?

JV: Il ne faudra pas s’étonner si on assiste à une recrudescence de manifestations alors que l’humanité commence une nouvelle phase d’exploration systématique de l’espace. Mais c’est au phénomène lui-même qu’il faudrait poser la question : il a montré qu’il était divers, adaptable et imprévisible. Il a aussi montré qu’il était fondamentalement intéressé par nos progrès technologiques et nos prototypes.

FB: Quel est le penseur, l'intellectuel ou le chercheur que vous admirez le plus et pour quelles raisons ?

JV: Vous l’avez peut-être constaté en lisant Science Interdite : j’ai trouvé chez Aimé Michel une grande source d’inspiration, un esprit remarquable par la puissance de sa vision et l’humanité profonde de son intellect. Le fait qu’un tel penseur ait pu être ignoré, et même méprisé par les beaux esprits en France n’est pas à l’honneur de notre pays. Par contre, le petit groupe de ceux qui l’ont connu ont eu un grand privilège. Pour Aimé, les Ovnis n’étaient qu’un mystère parmi d’autres : c’était un penseur vraiment universel.

FB: Quel est la discipline scientifique actuelle qui serait le plus à même à faire profiter l'ufologie de ses acquis ?

JV: Je pense à deux disciplines dont l’application est urgente : l’informatique d’abord, avec le « data-mining », et la médecine qui n’a jamais été sérieusement appelée à étudier les effets à long terme sur les témoins de rencontres rapprochées. Au-delà de cela, bien sûr, la physique doit intervenir en regardant les ovnis comme un « théorème d’existence » pour comprendre la réalité physique dans un sens plus large.

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